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Pourquoi les cours de langues sont-ils aujourd’hui plus efficaces que jamais ?

La nécessité d’apprendre les langues étrangères est loin d’être récente : de tous temps les humains ont eu besoin d’apprendre d’autres langues. Si le besoin est ancien, les méthodes d’apprentissage, elles, ont bien évolué ! Découvrez dans cet article pourquoi  il n’a jamais été aussi facile qu’aujourd’hui d’apprendre une autre langue.

Avant le 16ème siècle

Quand on vous disait que l’apprentissage des langues ne date pas d’hier ! Durant tout le Moyen-Âge et jusqu’au 16ème siècle, il y a une langue que toute personne bénéficiant d’une instruction se doit d’apprendre : c’est le LATIN ! Il est suivi du Grec ancien, prisé également. Et à l’époque, les méthodes sont assez rudimentaires : on utilise son dictionnaire et sa grammaire, et on traduit mot par mot. C’est ce qu’on appelle la méthode « traditionnelle », et c’est assez laborieux.

Du 16ème au 18ème : la pensée didactique

Des intellectuels tels que Montaigne font la critique des méthodes d’apprentissage du Latin – qui par ailleurs sont appliquées à toute autre langue. « Je voudrois premièrement bien sçavoir ma langue, et celle de mes voisins où j’ay plus ordinaire commerce. C’est un bel et grand agencement sans doubte que le Grec et le Latin, mais on l’achepte trop cher. » dit-il en 1595. Et oui, quelle quantité de temps et d’effort à déployer avant de maîtriser la langue !

A cette époque, certains collèges progressistes commencent à prôner la méthode naturelle. Ils citent en exemple le fait que des Romains apprenaient le Grec au contact d’esclaves lettrés, et qu’il est donc possible d’apprendre une langue autrement. « On apprend par la pratique, et qu’on applique, sans le savoir, par la simple imitation du langage d’autrui » dit l’Abbé Pluche en 1735.

Au 18ème siècle, le Latin est une langue devenue morte, et la pédagogie est devenue plus active : les élèves doivent s’impliquer plus dans l’apprentissage pour qu’il soit efficace.

19ème siècle 

On étudie maintenant des « langues vivantes étrangères », hourra ! L’Arabe, le Turc, le Persan et d’autres sont enseignés en France. Et on demande également aux enseignants français de pouvoir enseigner leur langue à des étrangers. Trois fois hélas, la méthode traditionnelle fait son grand retour : traductions et dictionnaires reviennent en force, mais on leur ajoute un enseignement culturel et pratique, basé sur la conversation. On se concentre aussi plus sur l’accentuation et la prononciation.

20ème siècle : l’armée s’en mêle

Alors que l’on patauge joyeusement dans un mélange de méthodes plus ou moins efficaces, les militaires Américains sont confrontés durant la seconde guerre mondiale au besoin d’apprendre rapidement d’autres langues, d’ennemis ou d’alliés. On les instruit grâce à la méthode audio-orale. Celle-ci vise à rendre la communication verbale possible rapidement, sans trop se soucier des fautes.

Après la guerre, dans les années 50, un universitaire du nom de Petar Guberina reprend certains principes de cette méthode et l’enrichit pour développer la méthode de Zagreb, connue sous le nom de méthode audio-visuelle. Si la phrase « Brian is in the kitchen » (ou « Jan is in de keuken ») vous semble familière, c’est que vous avez reçu un enseignement via cette méthode ! Elle repose sur le triangle : situation de communication/ dialogue/ image, censée favoriser l’intégration du tout par le cerveau. Cependant, la méthode rencontre des limites : il faut un matériel conséquent, un enseignant bien formé à la méthode, et l’apprentissage s’étale sur plusieurs années. Elle finit par être mise à mal par de nouvelles théories.

Aujourd’hui : approche communicative, approche actionnelle.

Les méthodes actuelles considèrent que la communication fait partie de la vie et de l’action. Cela se base aussi sur le fait qu’aujourd’hui, les classes sont multiculturelles et multilingues, comme la société.
On apprend donc en utilisant les situations du réel, et en développant des projets. Les élèves s’impliquent car la démarche doit être participative.

Dans cette optique, et parce qu’il n’a jamais été aussi facile de voyager ou d’utiliser la technologie, on tire parti de nombreuses techniques telles que l’immersion, ou l’apprentissage multimédia grâce notamment à l’Internet.

On est donc bien loin de la méthode traditionnelle où l’étudiant traduisant passivement et laborieusement de vieux textes à l’aide d’un dictionnaire… et c’est tant mieux !

Et chez Call International ?

Parce qu’il faut obtenir de bons résultats rapidement, chez Call International, nous avons développé notre propre méthode « Three steps up ». C’est une méthode active qui s’inspire de l’apprentissage naturel des langues et favorise les bons automatismes. Elle touche tous les aspects (compréhension, expression, oral, écrit) pour vous permettre d’obtenir rapidement des résultats !

Découvrez nos différents cours : https://www.callinter.com/cours-de-langues/

Sources :

Aperçu historique des méthodes d'enseignement en langues étrangères : de la méthode grammaire-traduction à la perspective actionnelle, Simons, Germain, ULG, 2018

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